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Au Liban, défense d'évoquer les exactions du Hezbollah

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Le Parti de Dieu a obtenu qu'un rapport de l'organisation Human Rights Watch ne soit pas présenté à Beyrouth.

Publié le 30/08/2007 à 9h25

Beyrouth

de notre correspondante.

Après des mois d'enquête, l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) s'apprêtait à présenter aujourd'hui, au cours d'une conférence de presse organisée dans un hôtel de Beyrouth, un rapport de 128 pages sur les violations, par le Hezbollah, des droits de la guerre lors du conflit de l'été dernier. La conférence a été annulée. Trop de pressions. «Apparemment, certains sujets dérangent», lâche Nadim Houry, représentant de HRW au Liban qui dénonce la virulente campagne lancée par Al-Manar, la chaîne de télévision proche du Parti de Dieu.

Tout commence lundi. L'association annonce qu'elle va publier un rapport intitulé «Les civils agressés : attaques de roquettes du Hezbollah contre Israël pendant la guerre de 2006». La chaîne monte immédiatement au créneau, parle d'une «incitation contre les droits de la résistance» et annonce que des organisations vont organiser des manifestations pour empêcher la conférence. Human Rights Watch est, entre autres, accusée d'entretenir des rapports douteux avec Israël.

Le lendemain, les responsables de l'hôtel préfèrent annuler le rendez-vous pour éviter les incidents. Hier, le gouvernement libanais a critiqué le document, qui n'a toujours pas été publié. «Israël, lors de l'attaque de juillet 2006, a violé toutes les conventions et lois internationales», déclare ainsi le bureau du Premier m

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