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Opération mains propres au Brésil

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Des proches du président Lula sont accusés de «corruption active».

Publié le 31/08/2007 à 9h26

São Paulo

de notre correspondante

Pour beaucoup de Brésiliens, la décision consolide la démocratie. C'est «un coup porté au sentiment d'impunité qui règne dans le pays», selon Rodrigo Collaço, président de l'Association des magistrats brésiliens. Mais aussi un sérieux camouflet pour le Parti des travailleurs (PT), la formation du président Lula . La Cour suprême a lancé des poursuites contre quarante personnes accusées d'avoir trempé dans le scandale d'achat de voix et de financement illicite qui a fait vaciller Lula, en 2005.

Parmi elles, trois de ses anciens ministres, dont José Dirceu, son ex-bras droit et l'artisan de sa première élection, en 2002. Chef de la Maison civile (poste équivalent à celui de Premier ministre), avant d'être limogé, en 2005, Dirceu est accusé de «corruption active» et d'«association de malfaiteurs». Il est pointé comme le chef d'une «organisation criminelle» qui détournait des fonds publics. Objectifs : soudoyer des députés pour garantir une majorité parlementaire à Lula, et financer les campagnes électorales du Parti des travailleurs et de ses alliés. Egalement sur le banc des accusés : l'ex-président du PT, José Genoino, et son ex-trésorier, Delúbio Soares ; les députés et ex-députés qui ont reçu des pots-de-vin et le publicitaire Marcos Valério, qui les distribuait.

Jamais, dans le cadre d'une même affaire, la Cour suprême n'avait lancé des poursuites contre autant d'accusés. Et elle a agi en toute indépendance a

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