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Libération

L'armée chinoise accusée d'espionnage électronique

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Le Pentagone et le Foreign Office ont été victimes de cyberattaques.

Publié le 06/09/2007 à 9h31

Pékin

de notre correspondante

Après l'Allemagne et les Etats-Unis, c'est au tour de la Grande-Bretagne de soupçonner les Chinois d'espionnage et d'attaques électroniques. Mardi, le Pentagone a reconnu être la cible d' «un certain nombre de pays et de groupes» et a confirmé que la boîte de messagerie du secrétaire à la Défense, Robert Gates, avait dû être mise hors-service après une attaque en juin. Le quotidien économique Financial Times,qui a révélé l'incident et cite plusieurs membres de l'administration américaine sous couvert d'anonymat, affirme que des militaires chinois sont à l'origine de ce hacking sans précédent connu. Le Pentagone n'a désigné aucun responsable. Mais l'affaire est prise au sérieux : George Bush, en route pour le sommet de l'Apec (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) à Sydney, a confié qu'il évoquerait le problème avec son homologue chinois, Hu Jintao.

«Chevaux de Troie». Fin août, la chancelière allemande, Angela Merkel, avait soulevé la question à Pékin devant le président chinois. L'hebdomadaire Der Spiegel venait de révéler que la chancellerie et trois ministères allemands avaient été victimes de «chevaux de Troie» électroniques, accusant l'Armée populaire de libération (APL) de se livrer à des cy­berattaques. Le président chinois s'est dit «préoccupé». Dans les deux cas, Pékin a démenti : «C'est sans fondement, seulement le reflet d'une mentalité de guerre froide», a

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