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Pékin libère deux dissidents sans avoir ménagé leur peine

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Les deux prisonniers politiques ont purgé trois et huit ans de prison.

Publié le 17/09/2007 à 9h40

Pékin

de notre correspondante

Deux des plus célèbres prisonniers politiques chinois ont été libérés ce week-end, après avoir purgé jusqu'au dernier jour les lourdes peines infligées par la justice. Zhao Yan, 45 ans, était et reste le collaborateur du New York Times à Pékin. Il avait été arrêté en septembre 2004, quelques jours après un scoop du quotidien américain sur le départ de l'ancien président Jiang ­Zemin de son poste à la tête des armées. Malgré les dénégations du quotidien américain, qui avait assuré qu'il n'avait pas participé à l'enquête, Zhao Yan avait été accusé d'avoir divulgué des «secrets d'Etat». Et malgré la cam­pagne internationale de soutien qui avait mobilisé Condoleezza Rice et George Bush, il avait été jugé et condamné à trois ans de ­prison. Non plus pour trahison d'Etat, mais pour une affaire de fraude sans doute montée de toutes pièces, datant de 2001, époque à laquelle il travaillait pour un journal chinois. Ce jugement «pré­texte», dénoncé par de nombreuses associations de droits de l'homme, illustre les méthodes de la justice chi­noise aux ordres du pouvoir. Et aussi la précarité des journalistes chinois travaillant pour des médias étrangers. Zhao Yan, à sa sortie du centre de détention du Bureau de la sécurité d'Etat de Pékin, samedi matin, a tenu à remercier tous ceux qui l'avaient soutenu. Son employeur, le New York Times, a souhaité qu'«il revienne à sa profession sans la ­moindre restriction» et répété que so

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