Mais quel était donc l'objectif du raid de l'aviation israélienne sur la Syrie, le 6 septembre ? Silence radio en Israël, où d'ordinaire l'on se vante des coups d'éclat de Tsahal. La Syrie a émis une protestation officielle au Conseil de sécurité de l'ONU, sans préciser la cible visée. L'incident intervient dans un contexte de tension extrême : Damas est le meilleur allié régional de l'Iran, dont le Président ne cache ni ses ambitions nucléaires, ni son hostilité à Israël.
A propos du raid, plusieurs hypothèses circulent dans la presse américaine, reprises par les médias israéliens, qui cherchent à contourner la censure militaire. Deux d'entre elles peuvent être écartées. Celle d'une frappe visant un convoi d'armes à destination du Hezbollah. Et celle, avancée implicitement hier matin par les officiels israéliens de restaurer leur «capacité de dissuasion». L'opération a provoqué la colère de la Turquie, qui n'avait pas été informée et dont le soutien est crucial pour Israël. Les chasseurs israéliens ont traversé le territoire turc, larguant au passage des réservoirs. L'opération devait en valoir la peine. Plusieurs sources des renseignements évoquent la possibilité d'un site abritant du matériel nucléaire, récemment livré par la Corée du Nord. Damas maîtrise l'arme chimique, mais le nucléaire paraît hors de sa portée.
Dernière possibilité, la plus crédible : le raid visait un entrepôt de missiles iraniens, récemment livrés par Téhéran et permettant de frapper tout le te




