Beyrouth
de notre correspondante
Un député libanais de la majorité antisyrienne, le phalangiste Antoine Ghanem, a été tué hier dans un attentat dans un quartier chrétien de Beyrouth qui a fait au moins neuf morts. L'attentat, qui s'est produit dans le quartier résidentiel et animé de Sin el-Fil, visait la voiture du député. Quelques heures plus tard, une dizaine de voitures carbonisées bloquaient encore la rue. Les bris de vitres et les rideaux tordus des magasins témoignaient de la violence de l'explosion qui a fait également une vingtaine de blessés. Dans le quartier, la résignation semblait l'emporter sur la colère. «On s'y attendait. Encore un acte contre le Liban», lançaient les habitants en balayant à la hâte les débris de l'explosion.
Antoine Ghanem n'est pas le plus connu des politiciens libanais. Cet avocat de 64 ans avait été élu député en 2000. Il est la huitième personnalité antisyrienne assassinée depuis l'ex-Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005. Consterné, Eddy Abillama, un responsable du comité exécutif des Forces libanaises, un parti membre de la majorité, n'a pas hésité à parler de «tuerie en série». Damas est pointé du doigt. «Il est clair que la Syrie se tient derrière tout ça, car elle n'acceptera jamais qu'un président libanais applique les résolutions internationales dont celle qui devrait créer un tribunal pour juger les assassins de Rafic Hariri», a souligné Joseph Naané, des Forces libanaises.
L'attentat s'




