Al-Qaeda contre la France. Moins de vingt-quatre heures après les menaces d'Ayman al-Zawahiri, le maître à penser de l'organisation terroriste, un attentat a visé vendredi des étrangers, dont deux Français, installés en Algérie. L'attaque-suicide s'est déroulée à Lakhdaria, à 75 km au sud-est d'Alger. Des Occidentaux circulaient à bord d'une voiture, escortée par des gendarmes algériens, lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser avec son véhicule. Six personnes - deux Français, un Italien et six Algériens, cinq gendarmes et le chauffeur - ont été blessés. Ils sont tous hors de danger. Le ressortissant italien est le plus gravement blessé.
L'entreprise française de travaux publics Razel, filiale de l'allemand Bilfinger Berger, a confirmé l'attentat-suicide visant ses employés. Et l'organisation Al-Qaeda au Maghreb islamique l'a revendiqué dans un communiqué transmis à une chaîne satellitaire arabe à Alger. Le texte précise que l'opération a été menée par l'un de ses membres, répondant au nom de guerre d'Othman Ben Jaafar, et qu'il transportait 250 kg d'explosifs.
Employés rapatriés. La veille, Ayman al-Zawahiri avait appelé, dans une vidéo d'une durée totale de quatre-vingts minutes, à «débarrasser» le Maghreb des «fils de la France et de l'Espagne, qui sont revenus» (Libération du 20 septembre).
La branche maghrébine d'Al-Qaeda, dont la fondation avait été annoncée il y a un an, connaît un net regain d'activité depuis le début du mois. Deux attentats-su




