Beyrouth
de notre correspondante
Le suspense continue au Liban. La séance du Parlement convoquée hier pour élire un successeur au président prosyrien Emile Lahoud a été ajournée au 23 octobre «faute de quorum» des deux tiers des députés, nécessaire au premier tour du scrutin. D'ici là, les différents partis vont tenter de s'entendre sur un nom. Seule l'élection d'un président de compromis semble aujourd'hui en mesure de sauvegarder l'unité du pays.
Depuis près d'un an, le Liban traverse une crise politique majeure. Deux camps se font face : la majorité antisyrienne, soutenue par les Etats-Unis, la France ou encore l'Arabie saoudite ; et l'opposition, composée des deux partis chiites Hezbollah et Amal, ainsi que du Courant patriotique libre du général chrétien Michel Aoun, proche de la Syrie et de l'Iran. En novembre 2006, l'ensemble des ministres chiites du gouvernement ont démissionné. Depuis, une partie des Libanais conteste la légitimité du gouvernement dirigé par Fouad Siniora. En outre, chacun accuse l'autre d'oeuvrer dans l'intérêt de puissances considérées comme ennemies. Pour le Hezbollah, les élus de la majorité sont des «traîtres» à la solde des Américains et des Israéliens. Pour les leaders antisyriens, l'opposition travaille pour les « assassins de Damas ».
Aujourd'hui, les deux blocs ont deux mois pour tenter de trouver un accord sur la présidentielle, le mandat d'Emile Lahoud arrivant à échéance fin novembre. Il faut donc un candi




