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«Joola» : avis de tempête entre Paris et Dakar

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Un juge français veut entendre de hauts responsables sénégalais, contre l'avis du Quai d'Orsay.

Publié le 27/09/2007 à 9h49

Le naufrage du Joola, dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002, entre la Casamance et Dakar, est la pire catastrophe jamais recensée dans l'histoire de la marine civile sénégalaise avec ses 1 863 morts et disparus selon les autorités, 2 133 selon des associations. Pire que le Titanic.

Naufrage. Cinq ans après, le drame, qui a été promptement enterré par le pouvoir sénégalais, pourrait connaître un rebondissement avec l'émission de mandats d'arrêt visant de hauts responsables politiques et militaires. Une instruction a été ouverte en 2003 au tribunal d'Evry, sur plainte des familles de 212 victimes françaises du naufrage. Le juge Jean-Wilfrid Noël, qui est sur le point de boucler son instruction, a transmis son dossier et huit mandats d'arrêt internationaux au parquet d'Evry. Ils viseraient l'ex-Premier ministre Mame Madior Boye, l'ex-ministre des Forces armées Youba Sambou, le chef d'état-major général des armées Babacar Gaye, le chef d'état-major de la Marine nationale Ousseynou Kombo, celui de l'Armée de l'air Meïssa Tamba, et le ministre des Transports Youssouf Sakho, le chef d'exploitation du bateau Moddy Siguine et le directeur de la marine marchande Abdoul Hamid Diop.

Un rapport de complément d'expertise, commandé par le juge Noël et dont Libération s'est procuré une copie, détaille les responsabilités de bas en haut de l'échelle, point par point. Aucune des demandes de commissions rogatoires internationales du juge n'ayant abouti, toutes les a

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