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Libération

Les «jeux de fesses» de Dakar finissent au prétoire

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Condamnations après la diffusion sur le Net de la vidéo d'une soirée privée.

Publié le 28/09/2007 à 9h50

L'affaire fait grand bruit au Sénégal. Qu'on ait vu ou pas la vidéo, chacun y va de son commentaire. «Immoral et dépravé» pour certains ; «rien d'exceptionnel», disent les autres. «L'affaire guddi town, yëngel down », du nom d'une désormais célèbre vidéo d'une soirée privée marquée par des danses qualifiées d'«ob­scènes» par la justice, dé­chaîne les passions à Dakar.

Des peines de trois mois à un an de prison ferme avaient été requises par le procureur ­contre huit personnes pour outrage public à la pudeur et attentat aux bonnes moeurs. Finalement, seuls l'organisateur, un Espagnol, et le gérant de la boîte de nuit, également barman, ont écopé d'une ­peine d'un mois ferme et de 200 000 francs CFA d'amende (305 euros). Le DJ, le cameraman, les trois danseuses et le propriétaire de la boîte de nuit où s'était déroulée la soirée ont été relaxés. Celles-ci sont tout de même reconnues coupables de complicité d'outrage à la pudeur et, de ce fait, soumises au régime de la probation. «Le tribunal gardera un oeil sur elles pour surveiller leur comportement, une façon de voir si elles vont se repentir», lance Me Pape Sène, l'avocat d'une des danseuses.

Déhanchements. Les faits remontent à 2005. Un concours de danse est organisé à l'Alexandra, une boîte privée dakaroise. Trois danseuses - dont la célèbre Ndèye Guèye - se livrent à des chorégraphies endiablées où priment déhanchements et mouvements de fesses. D'où le titre Guddi town, yëngel

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