Diyarbakir envoyé spécial
Alors que treize soldats ont été tués hier dans le sud-est de la Turquie par les rebelles kurdes, et qu’un attentat a fait six blessés à Istanbul, l’armée a annoncé la création de nouvelles zones de sécurité le long de la frontière avec l’Irak (lire ci- contre). «Nous n’avons jusqu’ici pas pu empêcher les jeunes de rejoindre la montagne», avait reconnu la semaine dernière le chef de l’armée de terre, Ilker Basbug.
Médias. La question kurde hypothèque la relance des réformes après les élections du 22 juillet marquées par la victoire de l’AKP de Recep Tayyip Erdogan, issu du mouvement islamiste, mais aussi par l’entrée au Parlement, p our la première fois depuis quatorze ans, de vingt députés kurdes du DTP (Parti de la société démocratique). Les Kurdes sont 13 millions sur 70 millions de citoyens turcs. Mais les espoirs d’une solution politique s’enlisent. Les élus du DTP sont accusés de soutenir «le terrorisme séparatiste» des rebelles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan). De leur côté, ils dénoncent l’ostracisme dont ils seraient victimes de la part des autorités et des médias. La présidente des Verts allemands, Claudia Roth, en visite à Ankara, s’est également plainte «des efforts pour exclure le DTP du Parlement».
Pourtant tout avait bien commencé. Mi-août, lors de l’ouverture de la nouvelle Assemblée, les dirigeants du DTP avaient été applaudis par les membres du Parlement, quand ils avaient serré la main du leader ultranationaliste du MHP (




