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Libération

Diana : la théorie du complot en procès

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Le jury britannique s'est déplacé hier à Paris.

Publié le 09/10/2007 à 0h38

Londres

de notre correspondante

C'est dans une petite salle sans lambris ni tentures, au bout d'un couloir, que s'est ouvert le dernier épisode de l'affaire Diana. Après que deux enquêtes policières, l'une française, l'autre britannique, ont conclu à l'accident, c'est au tour de la justice d'examiner les circonstances de la mort de la princesse et de son compagnon Dodi al- Fayed, le 31 août 1997.

Pas une âme. Le cadre est loin d'être prestigieux, à peine un blason frappé de la devise monarchique Dieu et mon droit signale que l'on est en territoire officiel. A l'extrémité de la pièce, se tient le juge lord Scott Baker chargé d'orchestrer l'instruction et devant lui, une quinzaine d'avocats flanqués de leurs assistants ainsi qu'un jury de onze personnes. Dix ans après l'accident du pont de l'Alma, le public britannique soupire d'indifférence. En ce troisième jour d'audience, pas une âme pour occuper les rangs réservés au public. Seul l'espace contigu, aménagé pour la presse, héberge une vingtaine de journalistes. C'est la théorie de la conspiration nourrie par Mohamed al-Fayed, père de Dodi et patron du grand magasin Harrods, qui fait courir la presse. Mardi dernier, jour de l'ouverture de l'enquête, l'homme déclarait : «Nous allons avoir un jury composé de citoyens ordinaires et j'espère [qu'il prendra] la décision à laquelle je crois, que mon fils et la princesse Diana ont été tués par la famille royale» .

Le clan Al-Fayed a, dans sa manche, une l

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