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Libération

Partage de Jérusalem : les divisions s'érodent

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Publié le 22/10/2007 à 0h57

Jérusalem, «capitale unifiée et éternelle d'Israël», était jusqu'à il y a peu bien plus que l'intitulé d'une loi votée par la Knesset, le parlement israélien, en 1980 : évoquer un partage de la ville sainte avec les Palestiniens suscitait inévitablement une controverse enflammée. L'ancien Premier ministre Ehud Barak l'a appris à ses dépens lors des négociations de Camp David-Taba en 2000, à la suite desquelles il avait été accusé, y compris par le Premier ministre actuel Ehud Olmert - alors maire de la ville -, d'avoir voulu «brader» Jérusalem.

Olmert a montré en début de semaine dernière que même les tabous les plus tenaces finissent par s'émousser, en évoquant officiellement, pour la première fois et sans provoquer de réactions significatives, la possibilité de renoncer à la souveraineté israélienne sur certains quartiers arabes de la ville, annexés par Israël après la guerre de 1967.

Retournement. «Etait-il nécessaire d'annexer les camps de réfugiés de Choufat, d'al-Sawahreh, d'al-Walajeh et d'autres villages [situés à la périphérie de la capitale, ndlr] pour dire qu'ils font aussi partie de Jérusalem ? Je dois avouer qu'il est légitime de poser ces questions», a affirmé il y a une semaine le Premier ministre à la tribune de la Knesset. Ces déclarations surviennent alors que des discussions sont en cours entre Israël et les Palestiniens pour mettre au point un document conjoint qui servira de base à la conférence internationale sur le Proche-Orient, pr

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