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Libération
Reportage

Amsterdam appréhende des émeutes «à la française»

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Publié le 24/10/2007 à 1h02

De notre correspondante à Amsterdam. Au-delà du périphérique, dans les faubourgs d'Amsterdam-ouest, le poste de police de Slotervaart, un quartier où réside une forte communauté d'immigrés, est placé sous haute surveillance. Postés sur un parking, des motards en uniforme surveillent son entrée, nuit et jour. A l'intérieur, une policière énervée demande à deux hommes d'origine marocaine ce qu'ils font là et ce qu'ils veulent. Un officier intervient : pas de problème, il vient de raccompagner ces personnes, il les connaît.

«Pure provoc». Manifestement, les agents de Slotervaart sont encore sous le choc. Le 14 octobre, Bilal Bakaja, un Néerlando-Marocain de 22 ans, a franchi les deux portes à ouverture automatique du commissariat. Sans crier gare, il a sauté par-dessus le comptoir de la réception et poignardé la policière de service, puis un de ses collègues, avant d'être abattu. Les deux agents ont survécu, mais le lendemain soir, une vingtaine de jeunes ont jeté des pierres dans les vitres du poste de police et sur le camion d'une chaîne de télévision. Ils ont aussi mis le feu à une voiture, un acte répété toutes les nuits depuis, malgré les patrouilles incessantes. Le 17 octobre, huit d'entre eux ont été arrêtés, certains en possession d'un jerrican d'essence. La plupart ont été relâchés par la justice, une décision ouvertement critiquée par la police, qui demande plus de fermeté.

Aziz, 17 ans, a le même âge que les fauteurs de trouble. Ce lycéen, né à Slotervaart de parents

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