Au lendemain de la tuerie qui a fait neuf morts, dont le meurtrier, au lycée de Jokela à Tuusula, à une trentaine de kilomètres d'Helsinki, la Finlande cherche à comprendre. Quelques heures après la fusillade, le Premier ministre Matti Vanhanen évoquait mercredi «une blessure profonde», qui allait marquer durablement la société finlandaise. Jeudi, les éditorialistes parlaient de «la pire tragédie de l'histoire du système scolaire finlandais», s'accordant à dire que le pays n'était «plus à l'abri» de ce genre de drame. Partout, les drapeaux ont été mis en berne. A midi, la présidente de la République, Tarja Halonen, a participé à une cérémonie du souvenir, tandis qu'à Tuusula, une ville de 35 000 habitants, la police poursuivait l'enquête. Lors d'une conférence de presse, les enquêteurs ont confirmé que le meurtrier, un lycéen de 18 ans, avait agi seul. Il aurait tiré sur ses victimes au hasard, tuant la directrice de l'établissement, une infirmière et six élèves, avant de retourner l'arme contre lui.
Solitaire. Le porte-parole de la police a révélé qu'il avait laissé une lettre, dans laquelle il faisait ses adieux à sa famille et exprimait, une fois encore, son hostilité envers la société. Selon les témoignages des lycéens, Pekka-Eric Auvinen était un garçon solitaire. Aîné de deux enfants, il s'était replié sur lui-même récemment, devenant sensible aux idéologies radicales. Un portrait contesté par son entourage, qui parle d'un garçon sans histoire.
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