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Analyse

L'heure de rendre des comptes a sonné pour les Khmers rouges

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Publié le 20/11/2007 à 1h35

La police cambodgienne a arrêté hier à Phnom Penh l'ex-président khmer rouge Khieu Samphan, sur ordre du tribunal mis en place sous l'égide conjointe du Cambodge et des Nations unies pour juger les crimes de l'ancien régime. Quatre autres responsables de l'administration du dictateur Pol Pot (1975-1979) ont déjà été arrêtés ces dernières semaines et inculpés de crimes contre l'humanité, de génocide ou de crimes de guerre.

Pourquoi le mouvement vers un procès s'accélère-t-il ?

Pour des raisons politiques, économiques et administratives. Politiques d'abord, puisque l'homme fort du Cambodge, le Premier ministre Hun Sen - qui a lui-même été du côté des Khmers rouges avant de leur tourner le dos en 1977 -, semble désormais résolu à permettre la tenue du procès de ses anciens alliés.

Economiques ensuite, car le budget alloué par l'ONU aux «chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens» (nom officiel du tribunal international), d'un montant de 56,3 millions de dollars (environ 38,5 millions d'euros), couvre la période 2006-2009 et qu'une rallonge sera bientôt nécessaire. Difficile à obtenir sans procédure en cours.

Pour des raisons administratives enfin : le 13 juin, les juges cambodgiens et internationaux se sont enfin mis d'accord sur une centaine de règles de fonctionnement. L'adoption d'un règlement intérieur permet aux procureurs de transmettre les dossiers aux juges d'instructions. Les premiers procès sont attendus début 2008.

Comment est organisé le tribunal, et qui

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