Menu
Libération

Alger attend Sarkozy de pied ferme

Réservé aux abonnés

Publié le 29/11/2007 à 1h46

Les dirigeants passent, la querelle reste. La sortie antisémite du ministre algérien des Moudjahidine (Anciens Combattants), Mohamed Chérif Abbas, visant Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner, et le «lobby juif» en France, intervient à moins d'une semaine de la première visite d'Etat du président français à Alger. Le ton est donné : ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy est un homme «neuf», désireux de «regarder vers l'avenir» plutôt que le passé, que les malentendus et reproches accumulés ces dernières années vont s'évanouir.

Ces déclarations viennent s'ajouter à une campagne contre le retour en Algérie d'Enrico Macias, qui devait faire partie de la délégation française accompagnant Nicolas Sarkozy, dont il a été un soutien pendant la campagne présidentielle. Comme en 2000, le chanteur, né à Constantine, a fini par renoncer à ce voyage, qualifié de «provocation» par le même ministre algérien, qui l'a traité de «sioniste».

Revirement. Même si ces propos trouvent un certain écho dans les opinions arabes - où le net réchauffement avec l'administration Bush, les déclarations agressives de Kouchner envers l'Iran et la sympathie affichée du président français envers Israël sont interprétés comme un revirement majeur -, il faut inscrire les provocations de Mohamed Chérif Abbas avant tout dans l'épineux contexte franco-algérien. Dans l'entretien au quotidien arabophone Al-Khabar, le ministre ne manque pas de préciser sa pensée : «Il

Dans la même rubrique