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Libération

Le pari autoritaire d'Hugo Chávez

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Publié le 01/12/2007 à 1h50

Renforcement des pouvoirs du chef de l'Etat ; fin de la limitation du nombre de mandats présidentiels ; nouveaux «pouvoirs de police» accordés à l'armée ; fin de l'autonomie de la Banque centrale ; suspension de plusieurs garanties, notamment de presse et de justice, en cas de déclaration de «l'état d'exception» ; développement d'une économie de «propriété sociale» des moyens de production.

Dans la marche vers son «socialisme du XXIe siècle», le polémique président vénézuélien Hugo Chávez entend franchir un grand pas, dimanche, lors du référendum qui devrait entériner sa réforme de la Constitution - Constitution qu'il avait lui-même élaborée, en 1999, juste après son arrivée au pouvoir. Selon lui, le «seul but» de cette réforme est «de donner plus de pouvoir au peuple», et ceux qui s'y opposent sont «des petits groupes de fascistes dirigés par les ennemis de la patrie». Vendredi, le président avait convoqué ses partisans dans les rues de Caracas pour défendre son projet. La veille, des dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans ces mêmes rues pour dénoncer les dérives autocratiques contenues dans la réforme.

En fait, la mobilisation des «pour» et des «contre» dure depuis des semaines. Fait nouveau : ce sont les étudiants qui mènent la fronde. D'abord parce que l'opposition politique ne réussit pas à sortir de son apathie. Ensuite parce que Chávez veut en finir avec l'autonomie des universités.

Pour la première fois

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