Il y a quelques semaines encore le chef de l'Etat vénézuélien, Hugo Chávez, 53 ans, avait promis de continuer à la présidence «jusqu'en 2050», si nécessaire, pour «approfondir» sa «révolution bolivarienne». Pari perdu - du moins pour l'instant. Dimanche, Hugo Chávez n'a pas réussi à faire adopter par référendum sa réforme constitutionnelle qui prévoyait notamment d'autoriser un nombre illimité de mandats consécutifs au chef de l'Etat. L'actuelle Constitution n'en permet que deux et le polémique Chávez, dont les «dérives autoritaires» sont dénoncées par une opposition disparate (lire ci-contre), ne pourra donc se représenter à la prochaine présidentielle, en décembre 2012.
Scènes de liesse et d'embrassades, concerts de klaxons, feux d'artifices : la fête a duré toute la nuit à Caracas pour célébrer la victoire du non au référendum. Courte victoire cependant, de 50,7 % contre 49,3 % pour le oui. «Une photo-finish, une marge toute petite», a indiqué le Président qui a estimé que la «défaite» était due «à l'abstention», de près de 50 % des inscrits. Il n'empêche, l'opposition y voit une grande victoire, puisque c'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Chávez, en 1998, que celui-ci est battu dans les urnes. Il y a un an à peine, il avait d'ailleurs remporté la présidentielle avec 63 % des voix.
Mais les inquiétudes sur «l'économie socialiste» ou l'extrême concentration des pouvoirs présidentiels promises dans la r




