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Baduel, l'ami de trente ans devenu le principal rival

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Publié le 04/12/2007 à 1h52

Au Venezuela, neuf ans après l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chávez, l'opposition est toujours morcelée et incapable d'oublier les querelles d'ambitions entre ses diverses personnalités. Depuis plusieurs mois d'ailleurs, le véritable rôle d'opposition est détenu non par des partis politiques mais par les étudiants qui mènent le combat, notamment contre le projet du Président de mettre fin à l'autonomie des universités.

Victoire. Le poste de leader de l'opposition est donc à occuper. Le général Raúl Baduel, 52 ans, s'y verrait bien. Hier matin, cet ancien ministre de la Défense d'Hugo Chávez a fêté la victoire du non et lancé un appel «à la nation tout entière» : «Nous devons construire tous ensemble la véritable démocratie [.]. Ce vote est une opportunité pour nous réveiller.» Il y a quatre mois encore, Raúl Baduel était pourtant un des plus fidèles serviteurs du régime. Et un «ami de trente ans» de Chávez. Ils se sont connus tout jeunes, à l'Académie militaire de Caracas, au début des années 70. Leurs carrières continueront à se croiser, et ils feront partie des quatre fondateurs, en décembre 1982, du MBR, le Mouvement bolivarien révolutionnaire. Cette union clandestine regroupait des idéologies hétéroclites autour de sous-officiers de l'armée de terre issus de classes modestes préoccupés par les questions sociales, dans un pays marqué par les inégalités. Le MBR sera l'embryon du parti politique que créera plus tard Chávez, le MVR, Mouvement pour la Ve République a

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