Ça commence comme un match de foot avec des supporteurs surchauffés. Mais les cris de ces milliers d'étudiants du campus de Constantine (450 km à l'est d'Alger) ne sont pas pour Nicolas Sarkozy. «One, two, three. Viva l'Algeria.». Et lorsqu'ils arrivent, hier matin, le président français et son homologue algérien sont précédés par un souffleur qui fait chanter à la foule «Bouteflika, troisième mandat». Les élections n'ont lieu qu'en 2009, Abdelaziz Bouteflika (70 ans) est en mauvaise santé, mais le voilà en précampagne présidentielle au côté de Nicolas Sarkozy. Tous deux s'étalent d'ailleurs sur de gigantesques affiches partout en ville.
Au président français, les Constantinois n'ont pas grand-chose d'autre à demander que ces visas distribués avec parcimonie par Paris. Bien informés du début de sa visite et de son refus de présenter la moindre excuse pour les crimes de la guerre d'Algérie, ils font le service minimum : soit une belle mise en scène avec pétarade, maisons repeintes et orchestres folkloriques. Mais sans la ferveur de l'accueil reçu par Chirac lors de sa visite d'Etat en 2003. Comme depuis son arrivée lundi, Sarkozy essuie le même flot de critiques violentes de la presse algérienne.
«Ego». «La dérobade de Sarkozy», titre El Watan qui parle de lui comme d'un homme «enfermé dans cet ego patriotique typique des militants d'extrême droite français qui rechignent à regarder leur passé, aussi terrifiant qu'abominable en Algérie». Et même si l




