Menu
Libération

L'Elysée dans le marécage des Farc

Réservé aux abonnés

Publié le 06/12/2007 à 1h54

«L'accord humanitaire» attendra. Malgré l'appel à la négociation du gouvernement colombien, mardi, aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste), les discussions pour la libération des 45 prisonniers des guérilleros (dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt) piétinent toujours. Les «preuves de vie» exhibées la semaine dernière par les responsables colombiens avaient suscité quelques espoirs mais la fin de la médiation du président vénézuélien, Hugo Chávez, décrétée par Bogotá, tout comme la récupération musclée - arrestation des guérilleros qui la détenaient - de la cassette montrant Betancourt et ses codétenus ne facilitent pas le dialogue. L'intransigeance des deux parties quant aux modalités de l'échange des 42 otages «politiques» et de 3 Américains collaborateurs du département d'Etat contre 500 guérilleros reste par ailleurs inchangée.

«Allié». Dans l'impossibilité de dénouer rapidement l'écheveau mais porté sur le devant de la scène par la médiatisation subite de l'affaire des otages, le président Alvaro Uribe a évoqué la possibilité de faire appel à son homologue français, Nicolas Sarkozy. «Le gouvernement français et le président Sarkozy, plus qu'un médiateur, est notre allié dans la recherche d'une solution humanitaire», a martelé dans la foulée Luis Carlos Restrepo, le haut-commissaire colombien à la paix, qui a par ailleurs affirmé qu'il était «disposé à aller négocier où les Farc voudront». Mais le président franç

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique