La météo a contraint George W. Bush à se rendre en voiture, et non, comme prévu, en hélicoptère, à Ramallah. Est-ce parce qu'il a découvert sur ce trajet long de 20 km l'ampleur de la colonisation israélienne autour de Jérusalem et le maillage militaire de la Cisjordanie, que les propos du président américain ont été plutôt fermes sur la question des restrictions imposées par Tsahal à la population palestinienne ? Il a ainsi déclaré qu'elles suscitaient des «frustrations massives» parmi celle-ci tout en disant «comprendre que le peuple israélien veuille savoir s'il sera protégé d'une minorité violente qui assassine».«J'espère qu'un jour, à la suite de la formation d'un Etat palestinien, il n'y aura plus de murs ni de check-points. Les gens pourront se déplacer librement dans un Etat démocratique», a-t-il même confié plus tard en visitant la basilique de la Nativité de Bethléem.
Malaise. Ces déclarations et celles, optimistes, du président palestinien Mahmoud Abbas sur le «grand espoir» suscité par la visite de Bush, la première d'un président américain dans la capitale de la Cisjordanie, n'ont pas suffi à dissiper le malaise palestinien. Hier, le manque d'enthousiasme des Palestiniens était d'ailleurs patent. «Les Palestiniens n'attendent pas grand-chose de cette visite car la politique de Bush est perçue comme systématiquement favorable à Israël, explique Mustapha Barghouti, ministre de l'Information dans l'ancien gouvernement d'union natio




