Menu
Libération

Sous la pression, Israël allège le blocus de Gaza

Réservé aux abonnés

Publié le 22/01/2008 à 2h02

La bande de Gaza s'enfonce dans la nuit. Au quatrième jour du blocus total imposé par Israël pour faire cesser les tirs de roquettes, le territoire palestinien a donné les premiers signes d'asphyxie: rues désertes, véhicules en panne d'essence, électricité défaillante, eau coupée, générateurs de plus en plus silencieux, hôpitaux au ralenti, boulangeries sans pain.

L'unique centrale électrique de la bande de Gaza, qui fournit un tiers des besoins du territoire, a cessé de fonctionner dimanche, faute de carburant. Les hôpitaux ont annoncé hier n'avoir plus que deux ou trois jours d'autonomie en fuel pour faire fonctionner leurs équipements. «Nous avons quinze patients sous assistance respiratoire, expliquait hier le directeur des soins intensifs de l'hôpital Chifa, le plus grand de Gaza. Si l'électricité venait à être coupée, ils mourront.» Toutes les opérations non urgentes ont été suspendues. Les stocks de médicaments commencent aussi à s'épuiser, selon la Croix-Rouge. Les stocks de nourriture commencent à pourrir dans les magasins. A la mi-journée, l'Unrwa, l'agence de l'ONU chargée de l'aide aux réfugiés, a prévenu qu'elle allait devoir cesser ses distributions de nourriture à 860000 personnes (sur 1,5 million d'habitants) «mercredi ou jeudi». Hier soir, Israël a annoncé un allégement du dispositif à partir de ce matin.

Mais face à cette brutale détérioration de la situation à Gaza, le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle le territoire depuis son coup

Dans la même rubrique