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Libération

Etranglée, Gaza s'enflamme

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Publié le 23/01/2008 à 2h03

Malgré l'allégement du blocus de la bande de Gaza par Israël, l'exaspération dans le territoire palestinien a dégénéré, hier matin, en manifestation violente au point de passage de Rafah, à la frontière avec l'Egypte. Le mouvement islamiste Hamas avait organisé une marche de protestation devant le terminal de Rafah, pour demander sa réouverture, contrôlé par des gardes-frontières égyptiens et hermétique depuis le coup de force du Hamas contre le Fatah en juin dernier. Un temps débordées par la foule menaçante et visées par des tirs palestiniens, les forces de l'ordre ont usé de lances à eau puis ont fait feu à balles réelles. Bilan des affrontements : quatre Palestiniens et un policier égyptien blessés. La situation est revenue à la normale dans l'après-midi et l'Egypte a répété son refus d'ouvrir Rafah, craignant un afflux massif de Palestiniens.

Le fonctionnement du terminal de Rafah est régi par un accord international et implique Israël, l'Egypte et l'Union européenne. Or Israël refuse son ouverture depuis juin 2007. Sous la pression de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU prévue hier soir, et des Etats-Unis qui se sont inquiétés d'une possible «crise humanitaire», Israël a autorisé la livraison de 360 000 litres de fioul à l'unique centrale électrique de Gaza, qui fournit un tiers des besoins du territoire. L'électricité, totalement coupée depuis dimanche, a recommencé à fonctionner hier à Gaza, entrecoupée de longs délestages.

Le Hamas a qualifié cet allégem

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