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Libération

Les réservistes oublient leur réserve

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Publié le 30/01/2008 à 2h08

Difficile d'imaginer l'étudiant en philosophie, souriant, aux cheveux mi-longs bouclés et lunettes de potache, en officier d'unité de chars blindés affrontant les hommes du Hezbollah dans le sud du Liban, lors du conflit de l'été 2006 entre l'Etat hébreu et la milice chiite. «Si c'était à refaire, je le referais. La décision du gouvernement de rentrer en guerre contre le Hezbollah était justifiée. Mais la gestion de la guerre a été catastrophique et Olmert doit partir», explique Amir Rubin, 24 ans, réserviste de l'armée israélienne, en distribuant des tracts invitant à la démission du Premier ministre, Ehud Olmert, sur le campus de l'université hébraïque de Jérusalem.

Les réservistes de Tsahal avaient initié, au lendemain de la guerre contre le Hezbollah, une vague de protestation contre la mauvaise conduite du conflit par leurs dirigeants politiques et militaires. Ils ont relancé le mouvement ces dernières semaines dans la perspective de la version finale du rapport Winograd, qui doit être publiée ce soir.

Carences. De «graves manquements» avaient déjà été relevés par un rapport intérimaire, publié en avril 2007, par la commission gouvernementale d'enquête du juge à la retraite Eliahou Winograd. Mais alors que le ministre de la Défense de l'époque Amir Peretz et son ancien chef d'état-major Dan Halutz ont démissionné, Ehud Olmert, en fonctions depuis la victoire électorale de Kadima en mars 2006, a toujours refusé cette éventualité. «Olmert ne prend jamais se

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