Les tanks israéliens, suivis par les bulldozers et les 2 000 soldats qui participaient à l'opération «Hiver chaud», se sont retirés, hier matin, du nord de la bande de Gaza. Laissant derrière eux ruines et désolation.
Dans le camp de réfugiés de Jabaliya, le plus touché par les deux jours d'occupation, une trentaine de maisons ont été intégralement détruites et des dizaines d'autres endommagées par les bulldozers et les combats, particulièrement violents. Sur le passage des blindés, les vergers d'orangers et les champs d'oliviers ont été rasés, au prétexte qu'ils pourraient abriter des tireurs de roquettes. En deux jours, quelque 70 Palestiniens ont été tués - une centaine depuis mercredi -, mais jamais l'armée israélienne n'a réussi à faire cesser les tirs vers son territoire. Hier encore, le Hamas a tiré des roquettes vers Israël, mais nettement moins que la semaine passée.
Victoire. Bilan militaire mitigé, donc, et surtout, nouveau revers politique pour le gouvernement Olmert, qui a été contraint de stopper une opération militaire en cours à cause du tollé international soulevé par son usage disproportionné de la force. D'ailleurs, à l'instar du Hezbollah en août 2006, le Hamas s'est empressé de crier victoire à peine les chars israéliens repartis. La récente escalade à Gaza fait d'ailleurs étrangement penser à une répétition, à l'échelle palestinienne, de la guerre de l'été 2006. Seuls les islamistes du Hamas, qui ont fait usage, pour la première fois selon Israël, de miss




