De notre correspondant à Genève. La sixième édition du Festival international du film des droits humains (FIFDH), qui débute aujourd'hui à Genève (1), se tient, comme chaque année, parallèlement à la Commission des droits de l'homme des Nations unies, dont elle se veut la caisse de résonance engagée. Autant la parole est prudente, pour ne pas dire pleutre, dans les couloirs du Palais des nations de l'ONU, autant les débats du festival proposent une tribune alerte aux défenseurs des victimes de toutes sortes.
Cette année, le FIFDH se concentre sur la Chine, à la veille des JO de Pékin. Xinran Nue, qui a créé dans les années 80 la première radio consacrée aux femmes à Nankin, viendra témoigner des conditions de vie de celles-ci. Une soirée est consacrée à la Birmanie - le festival est dédié à Aung San Suu Kyi, Nobel de la paix 91. Autres thématiques abordées : la montée des populismes en Europe, le rôle des femmes dans la lutte contre l'impunité, les crimes contre l'humanité et la justice, les vulnérabilités humaines dans le contexte du changement climatique, le drame du Darfour et la situation démocratique en Mauritanie. Une soirée sur la Russie accueillera Andreï Illarionov, ex-conseiller économique de Poutine, qui fut l'un des premiers à dénoncer l'instauration de l'implacable national-capitalisme à Moscou. Une prise de position qui lui coûta sa place au Kremlin.
Si la quarantaine de grands reportages, documentaires et fictions sont en général d'excellente qualité, ils permet




