Les milliers de policiers grecs déployés hier matin autour du site antique d'Olympie, où la cérémonie d'allumage de la flamme des Jeux olympiques de Pékin avait lieu, n'ont rien pu y faire. Au moment où Qi Liu, le responsable chinois du Comité d'organisation des Jeux, allait prendre la parole, une banderole avec le slogan «Boycottez le pays qui piétine les droits de l'homme» a été déployée tandis que le cri de «liberté, liberté» retentissait derrière la tribune officielle.
«Prison». L'opération coup-de-poing, menée par des militants de l'association Reporters sans frontières (RSF) et Robert Ménard, son secrétaire général, était censée attirer l'attention sur la répression chinoise qui s'est abattue au Tibet à la suite des violentes émeutes des dix derniers jours. Sur les images télévisées retransmises dans le monde entier par la télévision publique grecque Net, on a pu voir rapidement un mouvement de foule vers la tribune avant que les caméras ne passent un plan serré de Qi Liu.
«Nous continuerons à faire de telles actions jusqu'au 8 août [date de l'ouverture des JO, ndlr]», a promis Ménard, joint par téléphone par l'AFP depuis les locaux de la police de Pyrgos, à 80 km d'Olympie, où il a été interrogé à la suite de l'incident. «Ce que l'on veut, c'est que les chefs d'Etat boycottent la cérémonie d'ouverture des Jeux. Nous n'avons rien contre les athlètes. Nous alertons les Etats sur le fait que la Chine est la plus grande prison du mond




