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Castro desserre (un peu) l'étau

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Publié le 01/04/2008 à 2h56

Simples réformettes ou début d'un changement en profondeur ? Le nouveau chef de l'Etat cubain, Raúl Castro, coopté le 24 février en remplacement de son grand frère Fidel, malade, a pris depuis une série de mesures pour calmer la grogne grandissante de la population. Ainsi, depuis hier, les Cubains ont la permission d'accéder librement aux hôtels de l'île, jusqu'à présent réservés aux seuls étrangers.

Krach. «Se reserva el derecho de admisión» («Le droit d'entrée est limité»), le petit panneau à l'entrée de tous les bars, restaurants et hôtels de l'île qui excluait d'office les Cubains devrait peu à peu disparaître. L'interdiction d'accès aux hôtels - exception faite d'une nuit de lune de miel, ou d'une autre récompensant les employés modèles - était vécue comme un véritable apartheid par nombre d'habitants. Même les touristes n'avaient pas le droit d'inviter, à leurs frais, des amis ou de la famille proche à passer une nuit, par exemple, dans le complexe hôtelier de Varadero, intégralement réservé aux étrangers. Quand la dictature a choisi de développer le tourisme, dans les années 90, pour tenter de pallier le krach économique après la chute du bloc soviétique, cette activité ne devait être tournée que vers le client extérieur pour rapporter des devises. Même les employés cubains des hôtels ont été laissés à l'écart du boum économique touristique : alors que les entreprises mixtes, appuyées sur de grands groupes hôteliers espagnols ou français paient des rémunérat

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