«En tuant Raùl [Reyes, le numéro 2 des Farc abattu par les militaires colombiens il y a un mois dans la jungle équatorienne, ndlr], ils ont gravement blessé l'accord humanitaire et la paix.» Ces propos de Manuel Marulanda, chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), ont été rapportés lundi par Iván Márquez, l'un des sept membres de la direction du mouvement de guérilla, dans l'une de ses chroniques publiée par l'Agence bolivarienne de presse, proche des guérilleros. Les Farc évoquent également l'annulation des «rencontres avec la délégation française pour explorer la libération d'Ingrid [Betancourt]».
Mystérieux témoins. Raùl Reyes était l'un des principaux contacts de l'émissaire et ancien consul de France Noël Saez, qui l'avait rencontré à plusieurs reprises. sans jamais rien obtenir. Au Venezuela, le président Hugo Chávez, qui mène une médiation non officielle auprès de la guérilla marxiste, a lui-même reconnu la semaine dernière «avoir perdu les contacts» depuis l'assassinat de Reyes.
Les nouvelles déclarations de la guérilla interviennent alors que les rumeurs les plus invérifiables se répandent quant au sort de la Franco-Colombienne détenue depuis maintenant plus de six ans dans la jungle.
On l'a ainsi donnée pour morte dans un hôpital proche du lieu de son enlèvement, puis gravement malade dans la jungle du Guaviare, département où les Farc ont remis six otages à des émissaires vénézuéliens en début d'année.
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