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Libération

Un gouvernement de large coalition pour apaiser le Kenya

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Publié le 15/04/2008 à 3h06

Plus de quatre mois après le début des violences postélectorales au Kenya qui ont fait 1 500 morts et 300 000 déplacés, un gouvernement de large coalition a été nommé dimanche. Raila Odinga, candidat malheureux à la présidentielle du 27 décembre qui avait contesté la réélection de son adversaire Mwai Kibaki, devient Premier ministre. Une fonction nouvelle dans les institutions du pays, si l'on excepte le père de l'indépendance Jomo Kenyatta, qui avait occupé ce poste en 1963, avant de devenir président. Cette nomination a pris six semaines de laborieuses négociations après l'accord du 28 février sur un partage du pouvoir.

Peut-on parler d'un vrai partage du pouvoir au sein de ce gouvernement de coalition ?

Les ministères clés, qui faisaient l'objet d'un contentieux lors des discussions, comme les Finances, les Affaires étrangères, la Sécurité intérieure ou l'Energie restent aux mains des alliés de Mwai Kibaki, qui a tout fait pour préserver la composition du gouvernement partiel nommé début janvier. Avec 40 ministères - dont 20 pour les partisans d'Odinga - et 50 adjoints, ce gouvernement risque de grever les finances d'un Etat qui doit financer la reconstruction. Les marchandages ont duré plus de trois semaines, et la pression de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis, a contribué à accélérer ces nominations, mais du coup contraint l'opposition à faire de larges concessions.

Est-ce la fin de la crise ?

La confusion qui a régné pendant les discussions (les radic

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