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Libération

Appels au boycott contre la France

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Chine. La blogosphère cible notamment Carrefour, après le passage de la flamme à Paris.

Publié le 17/04/2008 à 3h08

Al'entrée de l'hypermarché Carrefour du quartier de Chaoyang, à Pékin, dimanche, quelques jeunes Chinois interpellaient les clients : «Si vous êtes patriotes, n'entrez pas ici, boycottez les produits français.» Une jeune fille brandissait un panneau avec l'inscription en français : «Le Tibet était, est et sera toujours une partie de la Chine», slogan diffusé dans toutes les langues sur Internet. Elle voulait «montrer à la France que la Chine savait ce qu'elle avait fait».

Depuis le passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, les marques françaises, et particulièrement Carrefour, sont la cible d'une campagne de boycott par SMS et sur Internet. «Jialefu», «la maison du bonheur» en mandarin, est accusé de soutenir «le dalaï-lama et sa clique» et donc l'indépendance du Tibet. Explication : «Dans Carrefour, il y a LVMH, qui a donné de l'argent au dalaï-lama», lit-on à l'infini sur Internet. D'où vient l'information ? Mystère sur la Toile. Bernard Arnault, PDG de LVMH, est vilipendé, comme beaucoup de ses compatriotes.

Mot d'ordre. Des milliers d'internautes appellent à un boycott ciblé de Carrefour le 1er mai : «Soyons unis. Si nous restons silencieux, ils ne se préoccuperont jamais de ce que nous pensons.» «Montrons-leur le pouvoir du peuple chinois», lit-on sur ChinaRen, site du portail officiel Sohu : «Les Français ont défendu les séparatistes tibétains lors du passage de la torche à Paris, arrêtons de leur donner notre

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