Le Japon est le premier pays à dire non aux désormais célèbres agents de sécurité chinois en survêtement bleu et blanc. Pas question que ces mystérieux karatékas, lunettes noires et écouteur à l'oreille, chargés en théorie de veiller à la sécurité de la torche olympique - tout en étant prêts à l'éteindre en cas de débordement -, puissent accompagner, tout au long de son parcours, l'étape japonaise du relais de la flamme en provenance de Canberra, prévu à Nagano (centre du pays), samedi 26 avril.
Suspense. Le Japon a tranché et Yang Jiechi, le ministre chinois des Affaires étrangères, qui rencontrait avant-hier à Tokyo son homologue japonais Masahiko Komura en vue de préparer le voyage officiel au Japon du président chinois Hu Jintao prévu entre les 6 et 10 mai, a pris acte de cette décision de Tokyo. Il n'empêche que le suspense demeure et que sur des blogs et sites web, les internautes japonais s'en donnent à coeur joie. «Les gardiens de la flamme chinois seront-ils quand même là ?» interroge l'un. «S'ils sont privés de Nagano, le risque est que les petits hommes en bleu et blanc soient expédiés au Tibet pour des interrogatoires musclés», écrit un autre.
Revirement. À l'évidence, à trois mois des Jeux olympiques de Pékin, la diplomatie japonaise sort de ses gonds. Jeudi, le Japon, qui accueille souvent le dalaï-lama, a mis les pieds dans le plat en faisant part de sa «préoccupation» autour de la situation au Tibet et appelé la Chine à engager un dialogue




