De notre correspondante à New York. «Si je perds, ce ne sera pas en raison de mon origine ethnique», disait encore dimanche le candidat à l'investiture du Parti démocrate, Barack Obama, lors de sa première interview accordée à la chaîne conservatrice Fox News. Le «facteur racial» a pourtant refait une brutale irruption dans la campagne démocrate à l'occasion de plusieurs apparitions publiques de Jeremiah Wright, le très controversé pasteur du sénateur de l'Illinois.
Au cours des trois derniers jours, le révérend de la Trinity United Church of Christ de Chicago s'est tour à tour présenté en pasteur blessé, sur le plateau de la chaîne publique nationale PBS vendredi, en prêcheur passionné et polémique, dimanche soir à Detroit, devant la NAACP, la principale association afro-américaine, enfin en théologien érudit et donneur de leçons, devant le Club national de la presse à Washington hier.
Blessures. Dans l'un de ses anciens discours, Jeremiah Wright affirmait notamment que le «gouvernement fédéral donne [aux Afro-américains]des drogues, construit des prisons plus grandes, passe des lois plus dures et voudrait que nous chantions que Dieu bénisse l'Amérique. Non, non et non. Que Dieu maudisse l'Amérique.» Loin de s'excuser pour ses commentaires passés, Jeremiah Wright les a expliqués en s'appuyant sur la Bible. «Nous prêchons pour les pauvres, nous libérons les captifs», a-t-il dit en insistant sur le fait que son église a défendu




