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Josef Fritzl se réfugie dans le silence face aux enquêteurs

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Publié le 02/05/2008 à 3h18

Les enquêteurs autrichiens ont poursuivi mercredi et jeudi la perquisition fouillée de la «maison de l'horreur» d'Amstetten, dans l'est du pays, où a été arrêté dimanche Josef Fritzl, 73 ans, qui a eu sept enfants de sa fille Elisabeth, 43 ans, séquestrée dans sa cave pendant vingt-quatre ans. Malgré les aveux de Josef Fritzl, le chef de la police criminelle de Basse-Autriche (Est), Franz Polzer, a estimé que l'enquête pourrait durer encore «six mois».

Isolé. La procédure s'est compliquée par le refus du suspect, sur les conseils de son avocat, de répondre désormais à la moindre question des enquêteurs. En prison, Josef Fritzl a été isolé des autres détenus pour sa propre protection. Le directeur de la maison d'arrêt a rappelé que les criminels ayant agressé des enfants «se situent tout en bas de la hiérarchie des détenus et sont particulièrement menacés». L'enquête passe désormais par l'examen des pièces à conviction, sorties depuis lundi par cartons entiers de la maison où l'homme a séquestré sa fille avec trois des sept enfants. Les victimes ont été réunies, à l'abri des médias, dans un service psychiatrique d'une clinique locale qui a dû faire appel à une société de gardiennage pour écarter les journalistes. Les médecins ont demandé aux médias de respecter l'intimité des victimes : «La protection de la sphère privée de la famille est la première des priorités pour leur permettre un nouveau départ dans la vie.» Le chancelier autrichien Alfred Gusenbaue

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