Le Zimbabwe attend le retour de Morgan Tsvangirai qui affrontera au second tour de la présidentielle le chef de l'Etat Robert Mugabe, devancé le 29 mars au premier tour par 47,9 % contre 43,2 %. Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) avait quitté, début avril, le pays en proie à une vague de violences contre ses partisans, et devrait revenir ces prochains jours à Harare, la capitale du pays. Mais la tâche de l'opposition s'annonce difficile alors que le régime continue à réprimer. Des médecins zimbabwéens, des syndicalistes et des enseignants ont fait état d'attaques et d'intimidations par des milices soutenues par le gouvernement depuis les élections et les autorités ont interpellé un certain nombre d'opposants de premier rang. Dimanche encore, on a appris l'arrestation de 58 partisans du MDC à Shamva, une ville au nord-est de Harare.
Observateurs. «On ne peut pas prévoir ce que le régime va faire mais nous rentrons au Zimbabwe», a déclaré George Sibotshiwe, un porte-parole de Tsvangirai. Jusqu'à samedi, Tsvangirai avait refusé de dire s'il allait participer au second tour, même si son désistement aurait signifié la victoire de Mugabe, 84 ans, qui dirige le pays depuis l'indépendance de l'ancienne Rhodésie du sud en 1980. Il a assorti sa participation d'un certain nombre de conditions, comme la présence d'une force régionale de maintien de la paix et d'observateurs internationaux, l'accès libre des médias et l'arrêt des violences.
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