Nada. Plus personne ne croit, en Colombie, à une libération prochaine des otages de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) - dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Malgré l'activisme de Nicolas Sarkozy ; malgré les deux voyages en trois mois de Bernard Kouchner dans la région; malgré la «mission humanitaire» dépêchée sans succès en Colombie à bord d'un Falcon présidentiel; malgré les contacts que doit relancer aujourd'hui François Fillon au Pérou lors du sommet UE-Amérique latine. Le dossier est revenu au point de départ : pour certains des détenus - 39 otages politiques au total -, c'était il y a plus de dix ans. «Nous en sommes au point zéro, les otages seront sans doute otages pour quelques années encore» estime Jorge Enrique Botero, journaliste qui fréquente la guérilla des Farc. «Rien ne bouge, confirme l'analyste Alfredo Rangel, directeur de la fondation Sécurité et démocratie. Même la Vierge Marie ne pourrait faire libérer prochainement les otages. Alors Sarkozy.»
«Calendrier». La faute au président colombien Alvaro Uribe, plus guerrier que négociateur, disent quelques-uns. «D'après mes sources, un calendrier de libération des principaux otages était prêt en décembre, grâce à l'intervention du président vénézuélien, Hugo Chávez, assène Jorge Enrique Botero. Selon ce calendrier, Ingrid Betancourt et d'autres auraient dû être, aujourd'hui, déjà libres ou sur le point d'être libérés.» En janvier,




