«Je vais mal, sauvez-moi. Je supplie mon gouvernement de ne pas m'abandonner [.] Je rêve du jour où je rentrerai à la maison.» C'est en ces termes que le soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en juin 2006 et détenu depuis dans la bande de Gaza, écrit à ses parents. Cette lettre, dont des extraits ont fait hier la une de la presse israélienne, est le premier message du soldat depuis près d'un an. Elle a été transmise dimanche par le Hamas au centre Carter, du nom de l'ancien président américain Jimmy Carter, à Ramallah.
Le leader en exil du Hamas, Khaled Meshaal, avait promis lors de la visite de Carter à Damas, en avril, qu'il ferait parvenir une lettre de Shalit à sa famille. Avant cette lettre, Noam et Aviva Shalit, les parents de Gilad, avaient reçu deux textes et un message enregistré de leur fils. Le jeune homme, aujourd'hui âgé de 21 ans, a été enlevé par trois groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, lors d'un raid en territoire israélien à la lisière de la bande de Gaza, le 25 juin 2006.
Blocus. La transmission de son dernier message est interprétée comme une tentative du mouvement islamiste de parvenir à un cessez-le-feu avec Israël dans la bande de Gaza. Le Hamas, qui a pris le pouvoir par la force dans le territoire palestinien il y a un an, est en effet affaibli par les attaques quasi-quotidiennes et le blocus israélien, en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes sur des localités du sud d'Israël. Israël considère le Hamas




