De notre correspondante à Jérusalem. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'en est une nouvelle fois tiré in extremis. Hier, quelques heures avant un vote sur la dissolution de la Knesset (le Parlement), il a conclu un accord avec le parti travailliste, son principal allié politique, qui s'est désolidarisé des efforts de l'opposition pour faire tomber le gouvernement et provoquer des élections anticipées.
Début juin, suite au témoignage d'un homme d'affaires américain impliquant Olmert dans une affaire de corruption, le chef de file du parti de gauche et ministre de la Défense, Ehud Barak, avait affirmé que sa formation voterait en faveur de la dissolution de la Knesset si Olmert ne se retirait pas. Il avait toutefois fait savoir qu'il était prêt à rester au sein de la majorité si Kadima, le parti de centre droit d'Olmert, choisissait un nouveau chef pour exercer les fonctions de Premier ministre.
Coalition. C'est à ce deuxième scénario que devrait aboutir l'accord conclu hier. Olmert a en effet accepté la tenue d'élections primaires au sein de Kadima d'ici le 25 septembre, en échange du maintien des travaillistes dans la coalition. Sans le soutien des 19 députés de gauche, Olmert est privé de majorité à la Knesset.
Les responsables de la droite fulminent. «Olmert, qui reçoit des enveloppes, et Barak, qui trahit ses promesses, ont dépassé toutes les limites du cynisme avec cette manoeuvre puante qu'ils ont concoctée ensemble», a ainsi lancé le député Zevulun Orlev




