Menu
Libération

Pour sortir de la crise, Morales mise sur le référendum

Réservé aux abonnés

Publié le 11/08/2008 à 4h34

De notre correspondant à La Paz. C'est un scrutin censé sortir le pays le plus pauvre pays d'Amérique du Sud de la grave crise institutionnelle qu'il traverse depuis plusieurs mois. Un peu plus de quatre des dix millions de Boliviens étaient appelés aux urnes hier, pour révoquer ou non le mandat du président Evo Morales - élu en 2006 -, de son vice-président Alvaro Garcia Linera, ainsi que ceux de huit préfets régionaux, dont six appartiennent à l'opposition libérale et autonomiste.

Trente-deux mois après son arrivée au pouvoir, le président Morales a choisi de remettre en jeu son poste et répondre au défi que lui posent quatre régions, dirigées par l'opposition, qui se sont déclarées autonomes au cours des trois derniers mois.

Ce conflit fragilise le gouvernement d'Evo Morales, dont l'autorité est régulièrement remise en cause dans ces régions. Il met clairement en péril l'unité et la stabilité du pays. L'opposition combat farouchement le programme socialiste et indigéniste du gouvernement de Morales, qui a nationalisé les hydrocarbures et lancé une réforme agraire visant les grands propriétaires terriens de l'est de la Bolivie.

Considéré il y a quelques semaines comme le meilleur remède à la crise, ce scrutin semble maintenant exacerber les divisions qui plombent le pays. La campagne était d'ailleurs particulièrement tendue. «Nous sommes plus que jamais au bord d'un coup d'Etat contre l'ordre constitutionnel», a même dramatisé Juan Ramon Quintana, le ministre de la Pr

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique