Le président zimbabwéen Robert Mugabe a mis en garde l'opposition contre une «recolonisation» du pays, hier lors d'un discours à la nation, avant de reprendre des négociations-marathon engagées la veille pour un accord de partage du pouvoir avec l'opposition.
«Ne donnons pas le pays à l'ennemi [.] Nous avons gagné notre indépendance [.]Le Zimbabwe n'est pas à vendre et le Zimbabwe ne sera plus jamais une colonie», a martelé le plus vieux chef d'Etat d'Afrique, 84 ans dont vingt-huit au pouvoir, en s'adressant à ses partisans lors de la cérémonie en l'honneur des Zimbabwéens morts pour l'indépendance de l'ancienne Rhodésie du Sud britannique.
«Si vous êtes du côté de l'ennemi ou s'il vous utilise, arrêtez. Arrêtez afin que cela ne soit pas une vaine unité. Une fausse unité», a continué le président, en référence aux négociations en cours avec l'opposition. «Ce doit être une unité guidée par des principes de base.» Après cette mise en garde, Robert Mugabe, qui qualifiait encore récemment le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), Morgan Tsvangirai, de «laquais» de l'ancien colonisateur britannique, a toutefois tendu la main à son rival. «Lorsque quelqu'un fait en sorte que des frères deviennent ennemis, personne ne dit qu'ils n'appartiennent plus à la même famille», a-t-il lancé, avant de féliciter «toutes les parties» pour leur engagement dans ces négociations».
Il a aussi remercié son homologue sud-




