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Libération

A Denver, Obama reçoit l'onction d'un parti uni comme un seul homme

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Publié le 29/08/2008 à 4h46

En moins de quarante-huit heures, Barack Obama a rendez-vous deux fois avec l'histoire. Investi mercredi comme le premier candidat noir à la Maison Blanche, le sénateur de l'Illinois n'a pas caché qu'il espérait que son discours prononcé hier soir à Denver marquerait la mémoire du Parti démocrate. Après des semaines de réflexion, Obama a décidé de ne pas intervenir dans le Pepsi Center, où s'est tenue la Convention toute la semaine, mais de s'adresser à plus de 70 000 personnes dans le stade Invesco. Un écho au discours sur la «nouvelle frontière» de John Fitzgerald Kennedy, prononcé au Coliseum Stadium de Los Angeles, en 1960. Et, comme si le défi n'était pas suffisant, Obama prendra aussi la parole le jour du 45e anniversaire du fameux «I have a dream» de Luther King.

Rancoeur. L'investiture du sénateur de l'Illinois a marqué le dernier acte d'une semaine qui a vu Obama reprendre la main sur une Convention pour le moins agitée.

Les premiers jours avaient été dominés par la rancoeur des supporteurs de Hillary Clinton, dont nombre disaient ne pas vouloir voter en faveur du sénateur de l'Illinois. Mercredi, c'est la sénatrice elle-même qui a appelé à interrompre le vote des délégués pour nommer Obama par acclamations. Quelques heures plus tard, son époux enterrait définitivement la hache de guerre. Devant une salle enthousiaste, l'ancien président a eu les mots qu'il fallait pour unifier le parti : «Le prochain président devra reconstruire le rêve américain et

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