De notre correspondante à Jérusalem Rose, Alon, Michaël : trois infanticides en dix jours. Israël est sous le choc. Les bouilles souriantes des bambins, tous âgés de 4 ans, font la une des quotidiens et apparaissent en boucle dans les émissions de télévision.
«Cette vague d'infanticides est sans précédent dans l'histoire du pays, souligne Hana Flutzky, responsable du département pour la protection de l'enfance au ministère israélien des Affaires sociales. Le choc est d'autant plus fort qu'en raison de la place particulière des enfants dans la culture juive, alimentée par le mythe de la mère juive hyperprotectrice, de nombreux Israéliens ont encore du mal à imaginer que cela puisse arriver ici.»
Contagion. La série noire a commencé par l'annonce de la disparition et du meurtre présumé de Rose Pizzem fin août. La fillette française vivait en Israël avec sa mère, divorcée, remise en couple avec le grand-père paternel de Rose, Ronny Ron. Ce dernier, âgé d'une quarantaine d'années, a avoué avoir battu à mort la fillette et placé son corps dans une valise qu'il aurait ensuite jetée dans le Yarkon, une rivière du nord de Tel-Aviv. Malgré la poursuite de recherches intensives - à l'aide notamment de plongeurs - le corps de Rose n'a toujours pas été retrouvé.
Quelques jours après le début de «l'affaire Rose», Olga Borisov, une immigrante de l'ex-URSS, noyait son fils, Alon, sur une plage près de Tel-Aviv. Quatre jours plus tard, c'était au tour de Michaël, un petit garçon




