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Libération

Les pirates égarés dans les filets de la justice française

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Publié le 17/09/2008 à 5h03, mis à jour le 17/09/2008 à 5h03

Ils sont déjà six, bientôt douze, détenus dans les prisons françaises. Ils sont passés presque sans transition des côtes arides du Puntland aux cellules surpeuplées des maisons d'arrêt de la région parisienne. Les six pirates somaliens présumés responsables du détournement du Ponant, capturés par un commando des forces spéciales françaises en avril, sont depuis quatre mois et demi en détention provisoire. Tous mis en examen pour «arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d'obtenir une rançon» en bande organisée, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

Traducteur. Les 30 membres d'équipage du Ponant, un voilier de luxe circulant alors sans clientèle, avaient été retenus sans violence, mais sous la menace d'armes, pendant plusieurs jours. Peu après leur libération en échange d'une rançon, l'armée française avait intercepté, en hélicoptère, une voiture avec six pirates présumés et une partie de la rançon.

Pour éviter qu'ils communiquent entre eux, les six Somaliens ont été répartis dans des prisons différentes. «Ils sont dans une situation de quasi-isolement de fait, étant donné leur difficulté à communiquer en français», explique Me Gustave Charvet, qui représente Mohamed Saïd Hote. Désigné d'office comme les autres avocats, Me Charvet doit passer par un traducteur pour parler avec son client, âgé d'une quarantaine d'années et sans profession déclarée. L'avocat s'attend à une lo

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