Menu
Libération

Un raout islamophobe empoisonne l'hôte Cologne

Réservé aux abonnés

Publié le 20/09/2008 à 5h06

C'est sa réputation de «ville la plus tolérante d'Allemagne» qui est en jeu et Cologne en fait une question d'honneur : 20 000 à 40 000 manifestants sont attendus aujourd'hui dans les rues pour protester contre le «Congrès anti-islam» organisé ce week-end dans la ville par le parti d'extrême droite local Pro-Köln («Pour Cologne»). Parmi les invités, Filip Dewinter, leader du parti flamand Vlaams Belang (L'intérêt flamand), Andreas Mölzer, député européen du FPÖ autrichien, l'Italien Mario Borghezio, député européen de la Ligue du Nord. Jean-Marie Le Pen a finalement décliné. Officiellement, la discussion doit porter sur la construction de la Grande Mosquée de Cologne, autorisée le 28 août par le maire conservateur de la ville après des années de débats.

Jusqu'en 2002, Pro-Köln était un groupuscule insignifiant. Cette année-là, la municipalité conservatrice de Cologne, soucieuse de «faire sortir l'islam des arrière-cours», veut construire une mosquée «représentative» pour les 120 000 musulmans de la ville. Un projet ambitieux : Avec ses deux minarets hauts de 55 mètres et une capacité de 2 000 places, la mosquée de Cologne doit devenir la plus importante d'Allemagne.

Virulente. Mais dès le début, l'affaire est mal engagée. Contrairement à Duisburg (où une mosquée représentative de 1 200 places doit ouvrir fin octobre, sans heurts), les autorités n'associent ni les Eglises, ni les habitants au projet, laissant la voie libre à la contestation. En quelques moi

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique