De notre correspondante , à Jérusalem Lundi soir, un jeune Palestinien de Jérusalem-Est a précipité sa voiture contre un groupe de soldats israéliens dans le centre de Jérusalem, faisant 17 blessés, dont deux grièvement, avant d'être tué. En juillet, deux attaques à la pelleteuse avaient fait trois morts et plusieurs dizaines de blessés. Les Palestiniens résidents de Jérusalem peuvent circuler dans tout Israël et bénéficient des services sociaux, sans avoir la nationalité israélienne. Sammy Smooha, professeur de sociologie et directeur du département de sciences sociales de l'université de Haïfa, revient pour Libération sur les raisons de ces attaques.
Ces attaques perpétrées par des individus isolés, non-affiliés à des groupes armés, ont-elles des motivations politiques ou sont-elles le fait d'individus déséquilibrés ?
Il n'est pas possible de comprendre ce phénomène en disant simplement qu'il s'agit de «fous». Ces attaques s'inscrivent dans le cadre de la résistance palestinienne à l'occupation israélienne de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est fait partie. Même s'ils ne sont affiliés à aucun groupe, qu'ils ne sont rattachés ni au Fatah ni au Hamas, les auteurs de ces attaques ont une légitimité. Ils bénéficient du soutien de la population palestinienne. Ce sont des kamikazes au même titre que ceux qui se font sauter avec une ceinture d'explosifs : avant de perpétrer leur attaque, ils savent qu'ils vont mourir. Même s'ils agissent de façon isolée, ils sont impré




