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Libération

Les otages occidentaux libérés par l’armée

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Publié le 30/09/2008 à 7h14

C'est dans un campement perdu en plein désert, aux confins du Soudan, du Tchad et de la Libye que les commandos égyptiens ont mis fin, hier, à la longue cavale des ravisseurs de onze touristes européens - cinq Italiens, cinq Allemands et une Roumaine - et de leurs huit accompagnateurs égyptiens enlevés il y a dix jours sur le plateau désertique du Gilf el-Kebir, au sud-ouest de l'Egypte. Tous les otages ont été libérés et transportés en bonne santé au Caire. D'après le ministère égyptien de la Défense, la moitié des ravisseurs ont été tués au cours de l'opération, les autres ayant pris la fuite. Le Soudan avait affirmé dimanche que les otages étaient sous la garde d'une trentaine d'hommes armés dans le nord-est du Tchad, près de la frontière soudanaise. Hier soir, le porte-parole du gouvernement tchadien, Mahamat Hissène, déclarait :«Rien ne s'est passé au Tchad. Le Tchad n'a rien à voir dans cette histoire. Le Tchad n'a rien vu.»

Incertitude. Selon une source sécuritaire au Caire, les forces spéciales égyptiennes auraient profité d'une certaine désorganisation au sein du groupe des ravisseurs après la mort, la veille, de leur chef et de cinq de ses hommes au cours d'une opération militaire soudanaise. Le Soudan a mis en cause des Soudanais et des Tchadiens liés à un mouvement rebelle du Darfour, ce que les principaux groupes en lutte contre le pouvoir de Khartoum ont démenti. Une certaine incertitude demeure donc sur l'origine, les motivations et même les dépla

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