Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, avait promis des élections propres. Il n'a pas tenu parole. Aucun candidat de l'opposition n'entrera parmi les 110 députés du Parlement, malgré la présence de 70 candidats de l'opposition sur 260 concurrents. «C'est une gifle au visage de l'Union européenne», s'est écrié l'ancien candidat à la présidentielle de 2006, libéré de prison en août, Alexandre Kozouline.
Main tendue. Ce résultat a mis au défi l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de trouver une formule pour qualifier ce scrutin, dont elle relevait déjà au préalable les manquements. C'est surtout un casse-tête pour l'Union européenne, désireuse d'accepter la main tendue d'un pays de 10 millions d'habitants qui subit de plus en plus ouvertement les pressions de son voisin russe, tant au niveau politique qu'économique, mais qui se doit de respecter un minimum de principes.
L'OSCE, qui avait déployé 450 observateurs de 43 pays, a finalement conclu que «le vote s'est généralement bien déroulé mais que le processus s'est détérioré lors du dépouillement. Les promesses d'assurer la transparence du scrutin n'ont pas été tenues». La sénatrice belge Anne-Marie Lizin a noté que l'Union européenne était libre, si elle le voulait, de privilégier les efforts faits par le gouvernement biélorusse, mais que l'OSCE «ne pouvait pas dire que c'était suffisant».
Patate chaude. «Il y a eu des améliorations, mais nous qui sommes




