Il y a eu la sensation Palin, il y a désormais le casse-tête Palin. Si le choix de la fringante gouverneure de l'Alaska, Sarah Palin, comme colistière sur le ticket républicain avait d'abord boosté la campagne de John McCain, il risque désormais de plomber les chances du sénateur de l'Arizona. Dans les premières interviews que Palin a daigné accorder, elle apparaît non seulement comme une gaffeuse impénitente, mais aussi comme profondément ignorante des questions nationales et internationales. En quelques jours, elle est devenue la risée des talk-shows télévisés outre-Atlantique. A tel point que même les critiques conservateurs les plus réputés, comme David Brooks du New York Times, désavouent ce choix jugé «embarrassant». Le débat télévisé de ce soir contre le numéro deux démocrates, Joe Biden, apparaît dès lors comme le test de la dernière chance pour Palin, 44 ans. L'exercice n'est certes pas sans danger pour le colistier de Barack Obama. Sa compétence n'est pas remise en cause, mais il n'est pas lui-même à l'abri de gaffes. Souffrant d'une incurable propension à la parlote, il court le risque de passer pour machiste et condescendant s'il affiche sa supériorité intellectuelle de manière ostentatoire.
Sarah Palin perdue dans la tourmente financière
«Le plan de renflouement aidera au final ceux qui sont inquiets à propos de la réforme de l'assurance santé, nécessaire pour aider l'économie à se renforcer afin d'aider… Enfin, tout ça conce




